Hélène Delafaurie

Article invité (1ère partie) proposé par Hélène Delafaurie du blog médecines bizarres.

Je suis une passionnée des médecines bizarres c’est-à-dire des médecines alternatives dont ont parle peu. Je n’ai pas pris un médicament chimique depuis des années. Je me soigne avec ces médecines bizarres et je viens ici vous parler de l’une d’elles, une thérapie qui m’a enfin permis de reléguer au placard un certain nombre de troubles que je traînais depuis des années.

Cela avait commencé par un terrible accident de voiture, puis une expatriation au Japon où j’avais décidé de démarrer une nouvelle vie afin de  laisser derrière moi un certain nombre de démons, et quand tout semblait aller pour le mieux…voilà que le 11 mars 2011, je me retrouve dans la tourmente du tremblement de terre force 9, du tsunami et de l’ accident nucléaire de Fukushima  avec un retour en France en catastrophe… oui, j’ai eu une vie bien remplie, je dirais même « terriblement » remplie et, si je n’avais pas eu la thérapie dont je vais vous parler, je ne sais vraiment pas où j’en serais maintenant.

 

 L’accident

Ce matin-là,  c’était en 1984, – j’avais 37 ans –   quand je me suis réveillée, je ne pouvais plus bouger un seul doigt de pied. J’avais 25 fractures et je sortais de 3 jours de coma. J’avais mal partout, et surtout à la tête : fracture du crâne. Ensuite ça descendait : les côtes me faisaient mal, 2 fractures dans le dos, le bassin en 3 morceaux, la cuisse en 12 et le pied en 7. Accident de voiture. Lors d’une nuit noire du mois de septembre, j’avais percuté un poteau de signalisation à la sortie d’un virage. Aucun souvenir d’être montée dans ma voiture.

Le chirurgien me dit sur le ton de la plaisanterie : « vous êtes morte 3 fois, 1 fois sur la route, et 2 fois sur la table d’opération : vous vous vidiez de votre sang et on vous remplissait au  fur et à mesure… ». Dix-huit litres de sang… à l’époque du sang contaminé … et je n’ai rien eu. Visiblement, ce n’était pas mon jour.

Par la suite, des « rêves » sont venus me hanter : une femme pleine de sang, allongée, et à qui une infirmière essayait de mettre un tuyau dans la bouche et qui traitait de tous les noms cette pauvre blessée. Le réanimateur fut obligé de reconnaître, quand je lui en ai parlé, que c’était moi, cette personne pleine de sang que je voyais à partir du plafond… NDE, Near Death Experience…. (Expérience de Mort Imminente)  sortie hors du corps… mais je ne suis pas allée plus loin, l’infirmière a réussi à me mettre son satané tuyau dans la bouche et je suis sagement rentrée chez moi,… enfin… en moi.

Bref, j’étais vivante et j’ai commencé à recevoir des visites. Tout le monde riait, racontait des histoires … et tout d’un coup, je me suis rendu compte que je ne comprenais plus le français… que j’avais perdu des souvenirs, des connaissances… J’ai fermé les yeux, angoissée… tout le monde est parti sur la pointe des pieds.

Je suis restée 7 semaines à l’hôpital ;  ensuite, j’ai fait 6 mois de rééducation en centre de thalasso, puis encore 6 mois avec un kiné-ostéopathe, et j’ai pu recommencer à marcher, à rire, à vivre… mais j’avais toujours ces problèmes de compréhension.

Pendant un an, j’ai eu ce genre de difficulté, comme si on appuyait sur un bouton de déconnexion : tout d’un coup, au milieu d’une conversation, je ne comprenais plus qu’un mot de temps en temps et le sens de la phrase m’échappait. J’ai réussi à récupérer mais j’en ai gardé une peur qui a duré des années.

Ma mémoire était épouvantable. Et elle l’est restée… enfin… jusqu’à ce que je découvre, longtemps après, une thérapie bizarre … Le moral était au plus bas : en plus de mes problèmes physiques et psychiques, j’avais des problèmes familiaux effroyables.

Alors, après mon opération pour m’enlever la plaque et les vis  que j’avais dans la cuisse, j’ai décidé de m’expatrier et de recommencer une nouvelle vie. Ma vie familiale était un vrai chaos, désespérante, tant pour moi que pour mon fils. Après tout, si le ciel avait cru bon de ne pas m’accueillir, c’est que je devais avoir encore quelque chose à faire sur cette terre. J’ai pris mon fils de 6 ans  sous le bras et je suis partie au Japon après finalement 3 ans de convalescence.

 

Ma nouvelle vie au Japon

Démarrer une nouvelle vie, certes… mais j’avais vraiment choisi la difficulté. Une culture totalement différente, une langue difficile à parler ; quant à la lire ou l’écrire, n’en parlons pas. Deux alphabets de 94 signes chacun et un troisième composé de 2000 kanjis, idéogrammes venus de Chine, chacun ayant entre 2 et 15 prononciations différentes… Déjà que le français avait encore tendance à m’échapper par moment, vous imaginez la complexité de la communication.

Mais c’était là que j’avais trouvé du travail pour au moins un an, un logement de fonction et  un salaire pour vivre. Je n’allais pas faire la fine bouche, surtout que ce pays était lié à ma famille qui y avait vécu un peu avant la deuxième guerre mondiale.

J’avais un bon niveau d’anglais. Mais là aussi, les mêmes problèmes que pour le français se firent jour. Au bout d’une heure de conversation en anglais, je disjonctais. Incompréhension totale. Et comme pour mon travail, je devais interviewer beaucoup de personnes, cela me posait de graves soucis. Je me suis organisée avec un petit magnétophone et des retranscriptions.

Je prenais des leçons de japonais, mais mon pauvre cerveau, qui avait déjà éliminé toutes les connaissances dont il n’avait pas vu l’utilité immédiate (tous mes cours de droit du travail par exemple), refusait d’en emmagasiner de nouvelles. Faire les courses relevait du parcours du combattant, avec mon petit « Diko » à la main et un grand sourire crispé  de femme perdue. Je dois dire que les Japonais sont très aimables et prêts à rendre service. Mais j’ai quand même eu de sacrées surprises en ouvrant les boîtes et en goûtant ce qu’il y avait dedans ! Je me souviens en particulier des olives, qui, en fait,  étaient des prunes salées, ou de yoghourt à boire que j’avais pris pour du lait !

 Mon petit garçon aussi avait trinqué suite à  l’accident de sa mère. Trimballé à droite et à gauche pendant mon séjour à l’hôpital, ce dépaysement supplémentaire fut dur. Nouvelle école, nouveaux amis, une maîtresse d’école catastrophique.  Il a commencé à développer une dyslexie et se sentait mal dans sa peau. Il avait pris l’école en horreur. Et l’école française me coûtait les yeux de la tête.

Au bout de deux ans, en 1989, j’arrêtai mon travail de consultante pour devenir professeur de français langue étrangère. Avec une kyrielle d’obstacles : je ne parlais pas le japonais, j’étais incapable de mémoriser les noms de mes élèves, je travaillais dans 6 universités et écoles différentes avec des trajets en train pouvant aller jusqu’à 3h A-R…

Mais j’avais trouvé une jolie petite maison avec fusuma et tatamis, mon fils faisait des progrès et au bout de 9 ans,  j’ai fini par obtenir un poste de professeur titulaire dans une université. La vie s’organisait mieux, même si mon absence de mémoire était assez pénible. Et là dessus, alors que mon ciel devenait bleu, le coup de tonnerre : un stress épouvantable à me faire tourner de l’œil au milieu de la rue car il était question que mon poste soit supprimé pour cause de privatisation de mon université.

Il fallait trouver une solution ! C’était une question de survie.

 

 La solution

Je l’ai trouvée – nous étions maintenant en 2000 – à la kermesse de l’école française de Tokyo. Enfin, pas toute faite mais au moins une piste. Un livre qui s’appelait « Les Étonnants Pouvoirs de la Mémoire »  de Sheila Ostrander  se trouvait en vente dans le déballage au lycée. Je l’ai acheté et je me suis mise à vérifier et à chercher sur internet, toutes les pistes indiquées par le livre. Entre ce qui n’existait plus, ce qui se trouvait expliqué en russe, ce que je ne pouvais faire car inexistant au Japon, ou pour cause de prix dépassant mes possibilités, je me suis rabattue sur une thérapie qui semblait être capable non seulement d’améliorer ma mémoire mais aussi de soigner mon stress. C’était tout naturel et les nombreux effets secondaires étaient tous dramatiquement positifs… trop beaux pour être vrais.

Cette thérapie était basée sur les travaux du Dr. Tomatis. Ce nom, je le connaissais car mon compagnon avait travaillé avec lui pendant quelques temps. Je savais que c’était un grand monsieur qui avait fait d’étonnantes découvertes sur l’audition et les pouvoirs du son sur notre corps : récupérer une mauvaise audition, améliorer le fonctionnement du cerveau, la posture du corps, et l’apprentissage des enfants, en matière de dyslexie et d’hyperactivité par exemple.

Une thérapie auditive ! …  Je n’y croyais pas trop : cela faisait tant d’années que j’avais tous ces problèmes. Et pourtant, en lisant les témoignages, je me suis dit que je ne perdais rien à essayer. Je me suis lancée et les résultats … allèrent bien au-delà de toutes mes espérances.

Ce sera l’objet de la 2è partie de cet article, dont la publication sera annoncée à tous ceux qui sont inscrits à la newsletter de ce blog. En attendant, je me ferai un plaisir de répondre aux commentaires que vous laisserez ci-dessous.

Pour les impatients qui ne voudraient pas attendre la suite de mon histoire, vous pouvez me retrouver  sur mon blog de médecines bizarres ou sur mon site de thérapie par le son ou encore me contacter directement.

Si vous désirez suivre une thérapie par le son, faites-moi savoir que vous avez entendu parler de moi sur le blog «Histoires de Guérisons». Pour vous, j’aurai une offre spéciale. A «bon entendeur».

 

Hélène Delafaurie

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P. S. : les CD sont livrés avec, bien sûr, un « Guide de l’utilisateur » ainsi qu’avec la version française (traduction d’Hélène Delafaurie) du livre électronique de Patricia et Rafaele JOUDRY. Il est intitulé « La thérapie par le son : musique pour recharger votre cerveau ». Personnellement, j’ai trouvé ce livre époustouflant. Pour ceux qui seraient encore hésitants à se procurer la thérapie, je pense que ce livre finirait de les convaincre. J’ai donc sollicité Hélène pour qu’elle envoie gratuitement ce livre électronique, avant un éventuel achat, à toute personne intéressée. Il suffit donc de le lui demander.

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